LaLuetteGalerie Bordeaux

04 février 2020

Expositions, performances, lectures, documents, concerts

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 #16 Nicole Cazenove mars 2020 (exposition interrompue le 15 mars suite au Covid 19)


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#15 Sophie Mouron février 2020

Sophie Mouron : Dessin dans l'oeil

Bien entendu ici surtout, ne pas avoir l'outrecuidance de parler du travail récent de Sophie Mouron à/et pour LaLuetteGalerie Bordeaux comme si il pourrait s'agir d'une mission retraçant un périple d'années de labeur et de discipline partagé autour de la ligne, son espace intrinsèque, les rebondissements dans la génèse, son attrait in situ, sa capacité à déformer la vision du monde, l'habitude à brûler le point de vue, comme celle permise pour oblitérer les densités des horizons ou de contrarier les perspectives élémentaires des lieux, du cadre de vie, de la force des architectures urbaines. Mais un temps se placer là et regarder fuir les comètes prises sur l'iris, puis s'orienter dare-dare vers la multiplicité des positions, ainsi retrouver et acquérir ou se réapproprier l'expérience du plaisir. Petit temple de la ludique proposition en somme ; mais pas que. Nous y sommes ! Nous sommes face au placard, les portes sont grandes ouvertes, et les possibilités s'avèrent immenses comme dans les studios à l'heure de l'effet spécial.

Ma première proposition à Sophie d'intervenir dans ce lieu prestigieux hi!hi! encore méconnu, remonte à quelques mois, quand l'idée qu'elle succède à Jean Dubuffet dans la petite boîte effleura ma pensée et en convaincu de la présence forte d'un travail évocateur, je me hasardai à lui demander son avis, la priant d'accepter. Elle m'accorda un sourire et un demi oui.
Le deux deux, deux mille vingt à partir de quatorze heures pétantes et deux heures plus tard Dessin est en place. Ici à La Luette, j'ai l'habitude de poser et de m'enfuir tellement je trouve les oeuvres émouvantes dans cet écrin. Moins la patience de regarder se construire le fruit d'un habile ensemble de pensées préméditées dans l'alcôve, de celles qui vont rendre le spectateur-visiteur curieux, à venir tout ce mois de février, fébrile, de contenir la bave en lui pour ne point rien suspendre de son interrogative perplexité à réduire seul l'énigme.
Sophie dans son travail pratique la seconde alternative, une part de silence, deux parts d'introspection, un brin d'humour, l'infime mesure du temps qui tambourine sur le moteur des convergences : cerveau oeil pensée. Elle élabore de sa réflexion qui mesure le temps et va transmettre aussi l'idée de l'effort élémentaire mais qui peut se complexifier rapidement, une belle somme d'agencements simples, élémentaires, brutaux puis raffinés à la lame du cutter. Si, bien entendu, comme pour les grandes recettes à goûter, nous y mettons du notre. Comme au temps des prémices de Sous La Tente où j'eus à faire à d'artistes qui promettaient et ici après la trés belle performance installation il y a un an jour pour jour de Samuel Buckman, LaLuette se targue de recevoir une belle idée, luxuriante, blanche, et fine aux traits mystérieux, une loupe dans le temps des loups, le breuvage élégant des gouttes perlant des serrures où l'oeil se perd pour mieux se retrouver et remettre en question ce qu'il sait quand il tourne sur lui-même pour la vie de l'Art. Une oeuvre pour le lieu dans laquelle il faudra se glisser avec délicatesse et lucidité. Christophe Massé Bordeaux 2 février 2020.


 

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#14 Jean Dubuffet janvier 2020


 

 

 

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#13 Stéphanie Rougeron décembre 2019

 

Stéphanie Rougeron : "De la misère du corps, aux enluminures blèmes et ors du devenir" En quête d'autoportrait

 

Trouver les mots sans la petite histoire, comme le dire par l'image sans dévoiler les replis de son âme et de sa maison est l'épreuve au long cours. Dans ce cheminement, cette germination, Stéphanie Rougeron cherche à extraire du corps la position qui relèvera des douleurs et du temps de la crainte, cette poésie emmagasinée pour demain. De toutes ses tentatives où se mêlent la corde, le plastique, les voiles, et tant d'autres éléments de ses recherches tantôt reflétées, parfois révélées ou stigmatisées ; nous rencontrons les éléments d'un vocabulaire tendre et rêche, feutrée et kitsch, pourvu de néant, blotti dans l'interrogation à dépasser. Suis-je ? et qui ? De notre première rencontre à aujourd'hui, la prise d'un pouvoir de confiance s'est établi dans son travail, un règne autoportrait à construire seule, son archéologie et sa problématique posée sur le devant de son existence, comme autant de carnets de mémoires à effriter pour vivre. L'image est une explication de l'espace, la gémellité ou le reflet, une autre. Une autre elle et la même encore. Christophe Massé 2 décembre 2019.


 

 

 

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#12 Serge Petrovitch novembre 2019


 

 

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#11 Servulo Esmeraldo Octobre 2019


 

 

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#10 J-J Sanfourche 8/18 septembre 2019


 

 

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#9 Philippe Billé  "collages" juin 2019


 

 

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#8 Aristote jr Poisson mai 2019


 

 

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#7 Julien Cabaton "éponges" Avril 2019


 

 

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#6 Odile Maro "autoportraits" mars 2019


 

 

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La Bibliothèque/Enlightenment (Samuel Buckman) février 2019

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#5 Samuel Buckman-Rodolphe Dekowski  performence "Rapshodie" février 2019


 

 

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La Louve Heureuse chante Violeta Parra

 

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Claude Massé "Patot"

 

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Dali & Gala "photographies inédites" Archives LaPinacothèque de Bordeaux

 

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Gargou : C.Duboÿ, D.Manyach, J-F Chapelle, C.Collet-Billon, J.Cabaton, E.Perrichon, T.Cabrefigue, C.Veyssière, Octo.

 

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Tres, Orlando de Rudder, Hubert Lucot, Christian Delacampagne ouvrages

 

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Hubert Lucot "livre unique pour et livres pauvres avec le ChristM"

 

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Jean-François Chapelle: Performance Hommage à Robert Filliou

 

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Marcel Duchamp "oeuvre inédite"

 

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Piotr Andelni "peintures sur papier"

 

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Didier Manyach "photomontages et documents"

 

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Delphine Devil "carnet"

#4 Ungerground Instants janvier 2019


 

 

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#3 Philippe Hortala "pastel sur papier" décembre 2018


 

 

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#2 thms d qncy "intervention in situ" novembre 2018


 

 

 

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#1 Corinne Veyssière "deux photographies" octobre 2018

 

Corinne Veyssière: Dans l'obscurité et le silence du préfabriqué.

 

J‘ai souvent recherché dans le lot des sensations éprouvées durant cette longue vie d’errance, le signe précurseur de ce qui pouvait m’entraîner ailleurs. L’Art a justifié rapidement cette posture ; des positions, et occasionné ces rencontres particulières accompagnées de découvertes ; des plus intenses aux plus frustrantes. Tout se mérite ; souvent le chemin est long, semé d’embuches ou paradoxalement tout est évident et limpide, fruit du hasard comme celui récolté dans l’arbre sur le bord du chemin, mur à point, sans autre alternative que de rassasier de sucre la soif du randonneur. La photographie m’est parvenue comme un cadeau ; j’ai souvent dit je crois que c’est Michèle Chomette à Paris dans les 90’ qui m’orienta vers les photographes contemporains, pour la plupart français : Salmon, Rondepierre, Méchain et d’autres et cela tout juste après, qu’à la vue d’une grande photographie de Stéphane Couturier qui m’avait attirée depuis la rue Rambuteau dans l’office d’un architecte, chez lequel j’étais entré brutalement et qui me signala fort gentiment la présence à quelques pas de là, de la galerie de cette dame si avenante. J’ai souvent pensé que ce chemin, je lui devais, peut-être aussi à Izis, un peu avant dans mon enfance. Izis (Israëlis Bidermanas), dont les portraits de mon grand-père Ludovic Massé me chuchotaient à l’oreille toute la puissance de l’art de la photographie. Je m’émouvais du port de la cigarette dans la main de l’aïeul et les volutes blanches et grises qui s’élevaient dans le ciel de son appartement.  Et puis voilà, progressivement mon œil se déroula, pour apprécier l’image. Néophyte je le suis resté, préservant toute mon appétence et cette naïveté qui m’entraîne à découvrir des images photographiques, sans m’intéresser à la technique, ni au comment tout cela est fabriqué, pénétrer de l’œil au plus loin, profiter du point de vue exposé par ces femmes et hommes qui proposent un regard particulier sur le monde, nous le rendant si attachant.

 

Avec Corinne Veyssière, j’ai partagé un temps de discussion concernant les artistes bordelais, puis un temps autour de mon propre travail, de l’écriture aussi, et entrevu ses propres clichés grâce aux réseaux qui parfois pallient au manque, à la curiosité, rendant naturel le voyeurisme facile, vues et espaces enchevêtrés. Personnages, personnes, dans des lieux posés, naturels ou urbains, perdus souvent, murés dans leur silence ; la pause, qui convoque l’obscurité vers laquelle, craintif, l’objectif trouvera sa place. Dans cette profusion de vues, j’ai aimé tout de suite la distance prise avec le sujet, comme quelque chose qui ne peut être atteint et pourtant… mais dont on approche. Un mélange de pudeur et de rapidité qui rend le but lointain, juste abordé et pourtant… si immédiat qu’il en devient le centre de ce qui nous entoure. La furtivité et la mélancolie, la vie et un peu de la mort de l’image avec. Image : Plus grise que blanche, plus grise que noire ; des beaux gris surannés parfois interdits, préoccupés, anxieux. Le travail, oui qui est un véritable travail et relègue bien loin la simple idée de marotte et d’occupation en une alternative précieuse et décomposée, en déambulations, occupations, rituels, de l’existence des hommes dans leur lieu, cadre, espace de vie, dans la nature, en ville, dans les transports, cafés, parcs, partout où il peut cependant se passer quelque chose, à la croisée de la méditation et de l’abandon. Il demeure parfois un sentiment quotidien anecdotique, immuable presque, dans la mise en scène de son cadrage. Souvent l’impression que la chose se met en place sans le consentement, ou qu’il s’agit de la dernière prise, la fin d’un mouvement, l’ultime geste avant de s’éclipser. Il y a plus de l’emprunt à ce que les gens sont, que du vol de leur âme chez Corinne Veyssière, et plus d’une fugacité maîtrisée que d’une préméditation intempestive. Deux faces aussi qui émergent des eaux ; la partie de l’iceberg à deux têtes : l’une très vive et irradiée, l’autre sombre aux limites des flous et des limbes. Ce travail parcouru des doigts sur le téléphone portable et à l’intérieur duquel les prises de vues au quotidien s’enchaînent et se superposent, cette fragrance omniprésente de l’oubli et de l’abandon, toutes ces propositions qui relèveraient de la cocasserie sont immédiatement ramenées à ce temps bucolique des choses. Un chien qui ressemble tant à son maître, comme tous les chiens d’ailleurs ressemblent tous à leurs maîtres, donne immédiatement à penser au sentiment que son maître éprouve dans l’instant de la pause inconsciente. Ici, tant de corps se prélassent, sont des vestiges échoués, tant de gens se serrent une main sans se toucher, se croisent, sont transpercés par le remord. La solitude est accompagnée de ce qui nous reste d’un sourire. Puiser alors dans ce temps des images au quotidien est un remarquable exercice qui relève lui d’un acte de sélection intrinsèque et discutable comme chaque choix dans l’existence. Trois photographies sont apparues, pour moi, elles devenaient indispensables et complémentaires, pouvaient pénétrer dans cet espace° et proposaient des vues symptomatiques sur tous les plans de l’univers de l’artiste. Il fallait se positionner et isoler deux d’entre elles pour cet échange. Il y a chez Corinne Veyssière une partie de l’individu qui se recueille, celle qui affronte le regard sans croiser le fer, une partie qui pose dans l’obscurité, celle qui communique et ouvre sur un point de vue transmettant au sujet les ondes alentour, personnages et objets apparaissant en clair, dévoilés, pour participer à la scène de l’image. Et une autre partie bien silencieuse, absente, sans prolongation, arrêtée sur l’image de la fraction d’elle et refermée, paradoxalement souvent plus exposée à la lumière, qui se voile la face, d’un geste de lassitude ou d’oubli. Ici le cadre est souvent symbolique, aux frontières, limites de l’anecdote dans les mobiliers et environnements domestiques, banals, comme pour illustrer si bien la vie des pauvres gens et des autres, dans quelque chose du préfabriqué d’un silence et d’une obscurité. Stigmates des douleurs et des perceptions extraordinaires. Christophe Massé Perpignan 16/17 Octobre 2018

 


 

 

LaLuetteGalerie Bordeaux inaugurée le 1er Octobre 2018 au 28 rue Bouquière à Bordeaux (France) est née en 2004 à Caudéran dans un jardin sous la forme d'une boîte qui devait surplomber une murette pour être visible depuis la rue. Elle est devenue en 2008 SousLaTente un lieu indépendant pour l'Art & les rencontres (2008-2018) avant de se matérialiser en un petit espace d'expositions & de présentations de documents.  

 

 

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